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Installations nucléaires de base

Publié le 1 décembre 2020

Une installation est classée dans la catégorie des INB (installations nucléaires de base) lorsque les matières nucléaires qu’elle contient ou les rayonnements émis dépassent un certain seuil. Ce peut être, par exemple, un réacteur, un laboratoire de recherche « chaud » (contenant des matières radioactives) ou un accélérateur de particules. Leur fonctionnement est très réglementé puisque des autorisations par décret sont nécessaires à chaque étape de leur vie. Ces autorisations sont signées par le Premier ministre.

Le centre CEA de Cadarache héberge 21 installations nucléaires de base. 10 d'entre elles sont à l'arrêt, 10 sont en fonctionnement et 1 est en construction.


Installations nucléaires de base en fonctionnement


Réacteur de recherche CABRI (INB 24)

Permet d'étudier le comportement et la résistance des combustibles nucléaires soumis à de fortes sollicitations (températures, pression…). 


Installation PEGASE-CASCAD (INB 22)

Sert à entreposer des éléments combustibles irradiés dans l'attente de leur traitement. 


Station de traitement des déchets solides (INB 37A)

Permet de traiter les déchets solides issus des installations CEA. Les déchets solides radioactifs font l'objet d'opérations de contrôles physiques et radiologiques puis sont orientés, en fonction de leur radioactivité.


La station de traitement des déchets liquides (INB 37B)

Le traitement des effluents actifs consiste à décontaminer les effluents liquides radioactifs, concentrer leur activité et conditionner les résidus en vue de leur stockage sur un centre géré par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA).


Installation LECA-STAR (INB 55)

Permet l'examen post-irradiation des éléments combustibles et des matériaux de structure. Elle permet également le traitement et le reconditionnement du combustible irradié sans emploi issu de différentes filières.


Parc d'entreposage des déchets radioactifs solides (INB 56)

Permet d'entreposer dans l'attente de leur évacuation des déchets très faiblement, faiblement et moyennement radioactifs.


Installation CHICADE (INB 156)

Permet l'étude et à la caractérisation de divers procédés associés aux activités nucléaires (traitement d'effluents ou de déchets solides, …).


Installation CEDRA (INB 164)

Permet d'entreposer des déchets moyennement radioactifs à vie longue (faiblement irradiant et moyennement irradiant). 


Installation MAGENTA (INB 169)

Permet l'entreposage des matières fissiles solides non irradiées (ou faiblement irradiées) nécessaires aux programmes de recherche du CEA. Permet également l'intervention sur les conditionnements des matières et sur les matières elles-mêmes à des fins de caractérisation.


Installation AGATE (INB 171)

Permet le traitement des effluents liquides radioactifs et permettant d'en concentrer la radioactivité dans un volume réduit (facteur 10 environ) avant leur transfert vers le Centre CEA de Marcoule pour traitement final et conditionnement en colis de déchets.




Installations nucléaires de base à l'arrêt

Réacteur de recherche RAPSODIE (INB 25)

A permis d'effectuer des recherches sur le combustible de la filière des réacteurs à neutrons rapides ainsi que sur la technologie de leurs composants.

Mise à l'arrêt en avril 1983.


Réacteur de recherche MASURCA (INB 39)

A permis d'acquérir des données physiques de base dans le cadre des études sur les réacteurs à neutrons rapides à caloporteur gaz ou sodium.


Réacteur de recherche EOLE (INB 42)

A servi aux études des cœurs des réacteurs nucléaires des centrales à eau légère pressurisée ou bouillante.

Mise à l'arrêt fin 2017.


Réacteur de recherche PHEBUS (INB 92)

A permis l'étude des conséquences de la fusion du cœur d'un réacteur nucléaire. Ces recherches ont servi à développer et valider des codes de calcul, perfectionner les études de sûreté et améliorer la conception des réacteurs du futur.


Réacteur de recherche MINERVE (INB 95)

A permis d'étudier les phénomènes neutroniques se produisant au sein des combustibles nucléaires ou d'un mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium. Il sert aussi à qualifier les outils de calcul utilisés pour prédire le comportement d'un combustible en réacteur et à des actions de formation.

Mise à l'arrêt fin 2017


Laboratoire d'études et de fabrications expérimentales de combustibles avancés LEFCA (INB 123)

A permis de réaliser des études sur l'uranium et des actinides (plutonium, américium, neptunium), sous forme d'alliages, de céramiques ou de composites. Ces études ont été transférées à Marcoule (Atalante).


Magasin central de matières fissiles - MCMF (INB 53)

A permis l'entreposage de matières nucléaires non irradiées

Mise à l'arrêt depuis décembre 2017.


Laboratoire de purification chimique LPC (INB 54)

Réalisait le contrôle par analyses chimiques, physio-chimiques et métallurgiques des productions d'éléments combustibles MOX de l'ATPu, le traitement d'effluents liquides et des solides produits.


Ateliers de traitement du plutonium ATPu (INB 32)

Ont permis d'étudier la fabrication des combustibles nucléaires à base d'uranium et de plutonium.

Mise à l'arrêt depuis 2008.


Ateliers de traitement de l'uranium enrichi ATUE (INB 52)

Ont permis de travailler sur la mise au point d'oxyde d'uranium à partir d'hexafluorure d'uranium.



 


L'installation nucléaire de base en cours de construction

Réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH)

Destinée à couvrir les besoins expérimentaux des filières de réacteurs présents et à venir et à assurer la production de radioéléments à usage médical.