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Liste des INB civiles

Publié le 14 février 2017

​Les moyens d’études du centre du CEA/Cadarache, l’un des plus importants centres de recherche technologique pour l’énergie en Europe, sont variés : 

  1. des réacteurs de recherche pour acquérir des données de physique nucléaire et valider les outils de simulation, réaliser des recherches sur les combustibles et les matériaux, effectuer des études de sûreté ainsi que des études pour la propulsion nucléaire.

  2. des laboratoires de fabrication et d’étude des combustibles pour préparer et examiner des échantillons. Ces derniers peuvent , par exemple, provenir de crayons combustible issus de centrales nucléaires en fonctionnement afin de mesurer le niveau « d’usure » de la gaine contenant les pastilles de combustible et le niveau « de combustion » des « matières premières » (oxyde d’uranium ou mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium (Mox). Ces laboratoires permettent aussi de concevoir et de développer des procédés de fabrication pour la mise au point de nouveaux combustibles destinés aux prochaines générations de réacteurs.

  3. des installations pour la gestion des matières et des déchets nucléaires pour assurer la gestion des matières nucléaires, des déchets et des rejets des laboratoires de recherche du centre de Cadarache.


​Voir aussi la description des INB de Cadarache sur le site de l’autorité indépendante de sureté nucléaire ASN

et

Liste ASN des INB en France au 31 décembre 2016 (Décision n°2017-DC-0579 de l'ASN du 17 janvier 2017)


Les INB en exploitation ou en cours de modifications

L'installation Pégase-Cascad (INB 22)
Depuis 1980, l'installation Pégase est utilisée pour l'entreposage de combustibles irradiés sous eau et de fûts de sous-produits de fabrication d'éléments combustibles en attente de leur reprise et évacuation vers une autre installation. L'installation Cascad, mise en service en 1990, sert à entreposer, sous air et à sec, des éléments combustibles irradiés.

Le réacteur de recherche Cabri (INB 24)
D'une puissance thermique maximale de 25 MW en régime permanent, Cabri est dédié aux études de sûreté. Il permet d'étudier le comportement et la résistance des combustibles nucléaires soumis à de fortes sollicitations (température, pression…). Ces études sont réalisées dans le cadre d'un programme international impliquant plus d'une dizaine de pays sous l'égide de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE). Cette installation est aujourd'hui à l'arrêt afin de préparer la mise en place d'une nouvelle boucle d'essai en eau sous pression en lieu et place d’une boucle d'essai en sodium.


La Station de Traitement des Effluents actifs et des Déchets Solides. La STEDS (INB 37) a été séparée en 2 INB (cf.Arrêtés ministériels du 9 juin 2015 ci-dessous).

Historique :
La STEDS, d’une part, jusqu’en 2014, permettait de traiter les effluents liquides radioactifs avec sa Station de Traitement des Effluents (STE), et d’autre part conditionner des déchets solides issus des installations CEA avec sa Station de Traitement des Déchets (STD). Le traitement des effluents actifs dans la STE consistait à décontaminer les effluents liquides radioactifs, concentrer leur activité et conditionner les résidus en vue de leur stockage sur un centre géré par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). L’INB 171 AGATE a pris le relai de la STE en 2014.
Dans la STD, les déchets solides radioactifs font l'objet d'opérations de contrôles physiques et radiologiques puis sont orientés, en fonction de leur radioactivité, soit directement vers un exutoire extérieur au Centre (Centraco ou CSFMA 2) pour les déchets destinés au stockage en surface, soit vers un atelier de traitement de l'INB 37 qui les compacte et les conditionne en conteneur avant leur entreposage dans l'installation Cedra.

A propos de la séparation de l’INB 37 en 2 INB : STD et STE (Arrêtés ministériels du 9 juin 2015) :
« Cette séparation de l’INB 37 en deux résulte de la stratégie du CEA de pérennisation de la STD alors que la STE est définitivement arrêtée depuis le 1er janvier 2014. Il s’agit donc d’une étape avant tout administrative. Elle permettra notamment à l’ASN de se prononcer sur la poursuite de fonctionnement de la STD à la suite de son réexamen décennal et d’examiner le projet de démantèlement de la STE. Cela implique donc formellement l’augmentation du nombre d’INB du site de Cadarache. » (Extrait du message du 19 juin de Laurent DEPROIT - ASN, Chef de la division de Marseille).

Le réacteur de recherche Masurca (INB 39)
D'une puissance de 5 kW, Masurca permet d'acquérir des données physiques de base dans le cadre d’études sur les réacteurs à neutrons rapides à caloporteur gaz ou sodium. Cette installation est actuellement à l'arrêt avant réalisation d'un programme de rénovation.

Le réacteur de recherche Eole (INB 42) (mise à l’arrêt définitif au plus tard le 31 décembre 2017)
De faible puissance, Eole sert aux études des cœurs des réacteurs nucléaires des centrales à eau légère et à eau bouillante, notamment dans le cadre de programmes d'études financés par des partenaires étrangers.
Voir la déclaration d'intention d'arrêts définitifs et le Plan de démantèlement (Octobre 2016)

Le Magasin Central de Matières Fissiles – MCMF (INB 53)
Le magasin est dédié à l'entreposage de matières nucléaires non irradiées : matières utilisées pour la fabrication de combustibles expérimentaux, combustibles neufs en attente d'emploi, rebuts de fabrication en attente de recyclage. Il sera remplacé par l’installation Magenta.

L'installation Leca-Star (INB 55)
Cette installation est dédiée aux examens post-irradiatoires des éléments combustibles et des matériaux de structure provenant de centrales nucléaires ou de réacteurs de recherche. Elle permet également le traitement et le reconditionnement du combustible irradié issu des réacteurs nucléaires des filières Uranium-Naturel-Graphite-Gaz et Eau Lourde.
En savoir plus

Le parc d'entreposage des déchets radioactifs solides (INB 56)
L'INB 56 permet d'entreposer dans l'attente de leur évacuation :
  • les déchets faiblement radioactifs dans des bâtiments ;
  • les déchets moyennement radioactifs dans des alvéoles bétonnées ;
  • les déchets très faiblement radioactifs.
En outre, dans une zone séparée, des déchets radioactifs majoritairement à vie courte ont été entreposés dans cinq tranchées. Le parc d'entreposage créé dans les années 1960 va progressivement être remplacé par l'installation Cedra (INB 164).

Le réacteur de recherche Phébus (INB 92)
D'une puissance thermique maximale de 38 MW, Phébus a permis de réaliser des programmes de recherche internationaux sur les conséquences de la fusion d'un cœur d'un réacteur nucléaire. Ces recherches servent à développer et valider des codes de calcul, perfectionner les études de sûreté et améliorer la conception des réacteurs du futur.
Le programme Phébus PF (site IRSN)

Le réacteur de recherche Minerve (INB 95) (mise à l’arrêt définitif au plus tard le 31 décembre 2017)
De faible puissance (100 W), Minerve est utilisé pour étudier les phénomènes neutroniques qui se produisent au sein des combustibles nucléaires (combustibles fabriqués à partir d'oxyde d'uranium (UO2) ou d'un mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium (MOX) et obtenir des informations sur les données nucléaires. Il sert aussi à qualifier les outils de calcul utilisés pour prédire le comportement d'un combustible en réacteur.
Voir la déclaration d'intention d'arrêts définitifs et le Plan de démantèlement (Octobre 2016)

Le Laboratoire d'Etudes et de Fabrications expérimentales de Combustibles Avancés, LEFCA (INB 123)
Ce laboratoire permet de réaliser des études sur l'uranium et sur des actinides (plutonium, américium, neptunium), sous forme d'alliages, de céramiques ou de composites. Ces études sont nécessaires à l'interprétation et à la compréhension du comportement des combustibles en réacteur. Les capsules et les assemblages expérimentaux destinés aux essais d'irradiation sont fabriqués dans ce laboratoire.

CHICADE : plateforme technologique collaborative de caractérisation nucléaire  (INB 156)

Au carrefour de l’instrumentation nucléaire, de la mesure nucléaire, de la mesure de propriété physico-chimique et de l’analyse radiochimique, CHICADE est une plateforme technologique collaborative de caractérisation nucléaire :

  • de l'échantillon au colis de déchet de grand volume,
  • du microgramme à la dizaine de tonnes,
  • du Becquerel au Téra Bq.


La plateforme CHICADE, qui a le statut d’INB, regroupe 5 laboratoires et propose un éventail intégré d’équipements, de compétences, de méthodologies et d’expertise dans les domaines suivants :

  • caractérisation non destructive : mesure neutronique active et passive, spectrométrie gamma, imagerie ou radiographie gamma et rayon X, tomographie d’émission,
  • caractérisation destructive : prélèvements d’échantillons par carottage à sec, mesures de propriété physico-chimique, mesures de dégazage (radiolyse, radionucléides volatils, ….)
  • analyse radiochimique et chimique : chimie séparative et extractive, spectrométrie alpha et gamma, dosage d’émetteur bêta à vie longue
  • conception, fabrication et calibration de chambre à fission.

Plaquette de présentation

L'installation Cedra (INB 164)
Cedra, qui a été mise en service actif en mai 2006, est destinée à entreposer des déchets faiblement et moyennement radioactifs. Elle est actuellement composée de 3 bâtiments permettant d'entreposer des déchets faiblement irradiants (2 unités) et moyennement irradiants (1 unité).

MAGENTA (INB 169): mise en exploitation en 2011
Magenta est une installation destinée à l'entreposage des matières nucléaires nécessaires aux programmes de recherche du CEA.

AGATE (INB 171): début de construction en 2007 et autorisation de mise en service (avril 2014)
Agate est une installation destinée à traiter des effluents radioactifs produits par les installations de Cadarache.


Les INB en construction

Le projet RJH, Réacteur Jules Horowitz (INB 172) : début de construction en 2007 – opérationnel fin 2020
Le RJH est un projet de l'espace européen de la recherche dans le domaine de l'énergie nucléaire. Il s'agit d'un réacteur expérimental destiné à la recherche sur les comportements des combustibles et des matériaux pour les centrales électronucléaires. Il produira également des radioéléments pour la médecine nucléaire.
Le site du projet RJH
RJH : un réacteur en chantier(s) (dossier 07/2012)
Planche synthétique sur le RJH (Tout s’explique – Les Défis du CEA – Février 2014)


Les INB en cours d'assainissement

Le réacteur de recherche Rapsodie (INB 25)
Rapsodie a été arrêté définitivement en avril 1983. Ce réacteur a permis d'effectuer des recherches sur le combustible de la filière des réacteurs à neutrons rapides ainsi que sur la technologie des composants. Les opérations de cessation définitive d'exploitation sont commencées (fin prévue en juin 2008). L'étude de son démantèlement est en cours.

L’Atelier de Technologie du Plutonium, ATPu (INB 32)
Le Laboratoire de Purification Chimique, LPC (INB 54)
Les installations sont des installations nucléaires exploitées par AREVA NC en cours de cessation définitive d’exploitation en vue de leur prochain assainissement et démantèlement. Ces installations de production et de laboratoire produisaient des combustibles d’oxydes mixtes (uranium – plutonium), appelés MOX.

Les ateliers de traitement de l'uranium enrichi, ATUE (INB 52)
Arrêtés définitivement en juillet 1995, ces ateliers ont permis de travailler sur la mise au point d'oxyde d'uranium à partir d'hexafluorure d'uranium. Après une phase d'assainissement qui s'est achevée en décembre 2002, la phase de démantèlement est en cours. 


Les INB n'existant plus

Le réacteur de recherche Harmonie
Harmonie, mis à l'arrêt définitif en 1995, était un réacteur de recherche servant aux études des propriétés des matériaux mis en œuvre dans les réacteurs à neutrons rapides et à l'étalonnage des détecteurs. Son démantèlement total s’est achevé le 5 octobre 2007 avec la fin des travaux de réaménagement du site.

L'irradiateur de Cadarache IRCA
IRCA servait à étudier le comportement de bitumes ou d'enrobés sous irradiation. Cette installation nucléaire de base est démantelée et a été déclassée en septembre 2006. Le bâtiment (224) abrite désormais l'ICPE TOTEM classée « à caractère nucléaire ».